Salut les sportifs ! 🫡
Après l’humiliation aquatique de la dernière fois, j’avais décidé de sortir l’artillerie lourde. Ce matin, pas question de se faire avoir ! 🛑
La préparation de guerrier (et le camouflage) : 🪖
J’ai passé mon samedi à tuner mon fidèle destrier : garde-boue installés ! Je me suis même déguisé en parfait petit « cyclo-randonneur » avec mes accessoires, en me disant : « S’ils me voient avec ça, ils auront pitié, ils vont m’attendre… » 😇 Mais que nenni ! On ne l’apprend pas aux vieux singes : garde-boue ou pas, ils s’en cognent, ils ne m’ont fait aucun cadeau ! 🤡
Après 3 semaines d’entraînement intensif, une gastro tactique pour optimiser le rapport poids/puissance 🤮💨, et un trail avec les Marcassins la semaine dernière, j’étais affûté. J’étais prêt. J’étais… toujours naïf.
L’enfer du Nord (version CCO) : 🚜
Dès le départ, la pluie fine s’est invitée, accompagnée d’un vent glacial. Mes doigts étaient déjà des glaçons, mais je suis bien concentré dans les roues. Sauf que, j’aurais dû me douter de quelque chose en voyant Eric avec son Gravel. 🤨
Soudain, le goudron disparaît. On passe par des routes en travaux sans goudron, de la caillasse, de la boue… Paris-Roubaix à domicile ! 🏚️ L’eau gelée fouettait mon visage, transformant mes lunettes en pare-brise embué. Le pire ? Les anciens ne s’en sont même pas aperçus ! Eux, ils avaient l’air de faire une balade au soleil, continuant « pleine balle » comme si on était sur un billard, pendant que moi je tremblais de tous mes membres. Mon cerveau commençait à geler, et j’ai cru voir un pingouin dans une flaque. 🐧🥶
Le Miracle de Gégé : 😇
Et là, l’incroyable arrive. Un truc que je n’avais jamais vu au CCO en 35ans : Gégé arrête le peloton ! 🛑 Est-ce pour une pause photo ? Non. Il propose carrément de raccourcir le parcours ! À ce moment-là, j’ai cru que l’hypothermie m’avait causé des hallucinations, mais non, le patron avait parlé. Quelle générosité ! 🙏
Le « Workshop » Crevaison sous le déluge glacial : 🛠️🌧️
Évidemment, ce n’était pas assez drôle. On a eu droit à une crevaison. On s’est tapé un cours magistral sur la répartition du Tubeless sous la flotte glaciale. 🎓💦
C’est bien connu : les anciens ne sont jamais mouillés, ils doivent avoir un micro-climat personnel. Eux, impassibles, ils montraient comment faire, pendant que mes doigts étaient tellement engourdis que j’avais du mal à tenir la valve. Et pour ceux qui n’avaient pas bien compris la leçon ? Hop, deuxième cours de crevaison ! Fallait que ça rentre, même avec les doigts gelés. 🔄🤡
Le final « Chaud Patate » (mais surtout froid) : 🔥🥵
Pour finir, retour à bloc sur la plaine d’Achére. 280 Watts et 34kmh au compteur avec vent face pour essayer de rentrer avec les honneurs. J’étais tellement gelé que je ne sentais même plus mes pieds, mais la perspective d’une douche chaude m’a donné des ailes. Je suis rentré HS, vidé, mais l’Ironman de Tours est toujours en ligne de mire… même si pour l’instant, je ressemble plus à un glaçon sur deux roues qu’à un triathlète ! 🧊🚴♂️
Auteur/autrice : Thierry Cornu
-
🔱 Épisode 2 : L’Ironman contre-attaque (ou presque) sous la douche froide ! 🥶☔
-
Les vétérans: 40 ans de Triathlon : Entre sagesse, passion et… petits bourrelets.
Je viens de boucler une saison dont je suis fier : une 15e place au T24 individuel et un Ironman de Barcelone en 12h. À 59 ans, après 40 ans de triple effort, je ne cours plus après mon record de Roth (10h30, une autre vie !). Aujourd’hui, mon expertise est ailleurs, et mon regard sur la discipline a pris un sacré coup de vieux… tout comme le reste !
1. La Natation : Le dernier bastion
C’est le seul endroit où je peux encore faire illusion. Comme c’est 90% de technique, je ne perds pas trop de terrain. Dans l’eau, j’ai encore 30 ans… jusqu’au moment de sortir du bassin.
2. Le Vélo : FTP stable, mais grimpeur en retraite
Sur le plat, le moteur ronronne bien, la FTP est stable. Par contre, dès que la route s’élève, le verdict tombe : la puissance max a pris des vacances prolongées.
Le constat : Si on arrête de rouler trois jours, on a l’impression de n’avoir jamais vu un vélo de sa vie. C’est un travail de tous les instants pour rester dans le coup.
3. L’ennemi juré : Le miroir et la trifonction
C’est là que le mental doit être en béton. On découvre l’existence des « bourrelets d’amour ». On a beau faire attention, enfiler sa trifonction devient un exercice de gainage extrême pour tout rentrer à l’intérieur.
C’est le paradoxe du vétéran : tu peux perdre 5 kg à la sueur de ton front pendant la saison et les reprendre en deux mois de « repos relatif ». C’est cruel, c’est injuste, mais c’est notre réalité : on ne peut pas être et avoir été (mince sans effort).
4. La Course à pied : Le festival du craquement
C’est la partie « chantier ». Arthrose, ligaments capricieux, cheville qui décide de se faire la malle sans prévenir… Courir à 59 ans, c’est faire l’inventaire des douleurs au kilomètre 2. On apprend à négocier avec son corps : « Écoute, laisse-moi finir ce marathon et promis, demain on reste au lit. »
5. Vie de Master : Entre « Body Battery » et cardiologue
Le Sommeil : C’est mon nouveau dopage légal. À 16h, ma « Body Battery » crie famine. Si je ne m’entraîne pas le matin, c’est mort.
Le Malentendu : Il me faut absolument un médecin du sport. Mon généraliste, lui, manque de faire une syncope quand il voit mon rythme cardiaque au repos. Il veut m’hospitaliser alors que je suis juste… entraîné !
Conclusion : Le privilège de l’expérience
Alors oui, on est moins affûtés, on récupère moins vite et on a un peu plus de « confort » autour de la taille. Mais quel pied ! À cet âge, on a presque tout vécu. On ne stresse plus pour un départ raté ou une crevaison. On savoure chaque kilomètre avec la certitude que la plus belle victoire, c’est d’être encore là, au départ, 40 ans après. -
🐗 Trail des Marcassins : Le duel, la boue, et ma revanche… aux chiottes !
Dimanche dernier, c’était le Trail des Marcassins. Pour certains, c’est une course nature. Pour moi, c’était le remake de Gladiator, mais avec plus de boue et beaucoup moins de dignité intestinale.
Voici le débrief d’un dimanche où j’ai failli être le roi de la forêt… avant que la réalité (et Léa) ne me rattrapent.
🏋️♂️ La Prépa « Spartiate » : Muscu & Gastro
Niveau préparation, j’étais sur un protocole expérimental : le mix Muscu / Gastro.
Le principe ? Enchaîner les séances de fonte à la salle pour avoir des cannes de feu, et peaufiner le tout avec un virus qui m’a fait passer des heures en « séance de selles » (très fractionné, très intense).
Résultat : un rapport poids/puissance de ouf. J’étais sec, affûté 😁 oui oui, limite aérodynamique. Bon, par contre, j’avais l’énergie d’une pile de télécommande usagée, mais le mental était là !
⚔️ Le Match : Saison 2, l’heure de la revanche
Petit rappel des faits : l’année dernière, Léa avait remporté la première manche, elle avait profité d un moment inattention et de bonté de ma part pour s’échapper. Cette année, j’avais les crocs. Cela m’a coûté 1ans de moqueries🥵 Je suis arrivé sur la ligne de départ en mode « Marcassin alpha », prêt à labourer le terrain.
Le départ : Stratégique. Je pars prudent, je gère.
Le moment de grâce : Je me sens trop fort. Je jette un œil derrière et là, le bonheur : je vois Léa qui commence à s’ouvrir complètement. Elle piétine, elle galère dans la mélasse. Dans ma tête, je savoure déjà ma victoire, je prépare mes vannes pour le reste de l’année😜. Je suis le patron.
⏱️ Le Km 15 : Le retour du karma
Sauf qu’à 5 km de l’arrivée, le scénario a déraillé. Léa a dû activer un mode turbo que je ne connais pas (je soupçonne qu elle a pris un gel bizarre de Guillaume🧐). Elle est passée devant. J’ai tout donné, j’ai tenu bon, j’ai fini avec les poumons en feu et les jambes en coton…
Verdict : Elle me met 45 secondes.
Le Bilan (et le seum)
Alors ouais, j ai progresser , ouais j’ai soulevé de la fonte, mais au final, je repars avec : uUne médaille en chocolat.
Un an de moqueries garanties par Léa (elle va pas me louper).
Une revanche encore reportée.
Léa, profite bien de ces 45 secondes d’avance. L’année prochaine, j’arrive sans le virus, avec mes muscles, 1 ans de plus et là, c’est moi qui ferai l’ouverture !😁Résultat du club (format 15Km – 488 finishers):
82e 1h25 – Guillaume
104e 1h28 – Philippe
130e 1h31 – Abdellah
131e 1h32 – Loïc
273e 1h48 – Léa
277e 1h48 – Thierry